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Citation

Tu trouveras, dans la joie ou dans la peine, ma triste main pour soutenir la tienne, mon triste coeur pour ecouter le tien.

- Alfred de Musset


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Toxiques

Dystonies d`origine toxique

Plusieurs expositions toxiques peuvent amener la survenue de mouvements anormaux dystoniques. Un certain nombre, peu fréquents, sont même capables de causer des dommages au niveau des noyaux gris centraux. La dystonie est peut-être une des caractéristiques importantes vécues par les personnes à ces expositions, mais il est extrêmement rare de voir une "dystonie pure". En d'autres termes, la grande majorité des personnes exposées à des toxiques (par exemple, du manganèse, du cyanure, 3-nitropropionicacid) ont d'autres problèmes neurologiques associés à la dystonie. Peut-être la caractéristique la plus commune est la présence de parkinsonisme.
 

Symptômes

Les mécanismes invoqués sont essentiellement de trois ordres : une action pharmacologique sur le système dopaminergique, une accumulation de toxiques aux niveaux des noyaux gris centraux, des lésions directes de ces noyaux.

Le premier mécanisme est exemplifié par la cocaïne, bloque le recaptage de la dopamine ce qui en potentialise l’effet. Une choréoathétose prédomine au niveau des extrémités et épargne relativement le tronc et la tête ou la dystonie prédomine faciale et axiale. Elle apparaît dans les 24 heures qui suivent la prise et peut récidiver en cas de nouvelle exposition. Des dystonies au sevrage ont aussi été décrites de même que l’association à d’autres mouvements tels des tics et des tremblements. L’évolution est spontanément favorable à l’arrêt de l’exposition, mais la période aiguë peut nécessiter l’utilisation de neuroleptique, d’anticholinergique et de benzodiazépine.

L’accumulation du manganèse se situe au niveau pallidal où les lésions prédominent. Les manifestations initiales sont décrites sous forme des crampes musculaires, une raideur s’aggravant aux mouvements répétés, ainsi qu’un ralentissement moteur suivi 1-2 mois plus tard par des signes de dystonie qui peuvent être focaux ou généralisés en association avec le parkinsonisme.

L’intoxication au cyanure, par l’inhibition du cytochrome oxydase, est généralement létale. Lors de survie,une apparition progressive d’un syndrome parkinsonien et dystonique avec une apraxie à l’ouverture des yeux, une dystonie oro-laryngo-linguale, un parkinsonisme et une dystonie généralisée asymétrique sont décrites. Un délai de plusieurs mois peut s’écouler entre l’intoxication aiguë et l’apparition de la dystonie et celle-ci continue à progresser par la suite. Ce délai et cette progression sont communs à la plupart des intoxications amenant des lésions structurelles des noyaux gris centraux.
 

Cause

La neurotoxicité de plusieurs produits chimiques a déjà été documentée pour les humains (Costa et Manzo 1998). Parmi ces substances, mentionnons des métaux, des solvants, des pesticides, des gaz et diverses autres substances.

Les métaux les plus souvent associés à la neurotoxicité sont les suivants : l’aluminium, l’arsenic, le plomb, le manganèse, le mercure, le thallium, le triméthyl étain et les fumées de soudage. Plusieurs solvants ont causé différents effets sur le système nerveux central, dont les suivants : le sulfure de carbone, le n-hexane, le méthanol, la méthyle n-butyle cétone, le perchloréthylène, le styrène, le toluène, le trichloroéthylène, le 1,1,1-trichloroéthane, à l’instar de plusieurs pesticides, notamment les carbamates, le chlordécone, les composés du chlorophénoxy, les insecticides cyclodiènes, notamment le chlordane et l’aldrine, les dithiocarbamates et les organophoshorés.

Les effets neurotoxiques de plusieurs gaz ont également été documentés, dont les suivants : le monoxyde de carbone, l’oxyde d’éthylène, l’acide cyanhydrique, l’hydrogène sulfuré, le bromure de méthyle, le chlorométhane, l’oxyde nitreux, les gaz anesthésiques résiduels de même que diverses autres substances (chlorure d’allyle, l’acrylamide, le diméthylaminoproprionitrile, le méthacrylate de méthyle, le naphtalène, le trinitrotoluène).
 

Diagnostic

Le diagnostic d’une intoxication repose essentiellement sur l’anamnèse et l’examen clinique.

Les manifestations cliniques d’une intoxication ne sont pas toujours spécifiques, bien au contraire, certains symptômes sont souvent communs à plusieurs types d’intoxication, ce qui ne facilite pas à priori, le diagnostic clinique. Toutefois, certains signes ou symptômes permettent de se faire une idée, ou de s’orienter vers une telle ou telle classe d’agents toxiques qui leur sont associés.

Le neurologue bien informé des troubles du mouvement utilisera son expertise à l’occasion de l’examen neurologique afin d’évaluer en profondeur la question de savoir si le profil clinique présenté est compatible avec un diagnostic d’une intoxication. Il possède l’expertise nécessaire pour demander les tests et les examens requis pour compléter l’investigation, au besoin.
 

Traitement

Dans l’intoxication comme dans tout problème médical, il faut établir un diagnostic rapide, voire d’urgence dans ce cas là et fiable. Le traitement est d’emblée mis en place, et il respecte trois étapes :

  1. Empêcher ou bloquer l’absorption des produits toxiques;
  2. Accélérer l’élimination des produits toxiques de l’organisme (éliminer la cause);
  3. Traiter ou améliorer rapidement les symptômes de l’intoxication (les diverses manifestations désagréables qui en résultent, etc.)

Après maîtrise du problème, il conviendrait de rappeler les normes de protection contre le ou les agent(s) toxique(s), aux personnes concernées.
 

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Le contenu de cette page est destiné à vous informer sur la dystonie. Elle ne se substitue pas à une consultation médicale. Elle a pour but de favoriser le dialogue avec votre médecin. N'hésitez pas à lui faire préciser les points qui ne vous paraîtraient pas suffisamment clairs et à demander des informations supplémentaires sur votre cas particulier. En effet, certaines informations contenues dans cet article peuvent ne pas être adaptées à votre cas… il faut se rappeler que chaque individu est particulier. Seul le médecin peut donner une information individualisée et adaptée.

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